Nouveau plan:
Plan du point de vue de la fillette enfouie sous laneige.

Le petit homme, d'une cinquantaine d'années, a la peau blême mais il est encore très vigoureux. Le chien est noir et de grande taille; il paraît d'autant plus grand à côté de l'homme.
L'homme s'écrie (en se tournant vers la caméra):
"Te voilà!"

On le voit déblayer la neige à l'aide d'une petite pelle; en faisant cela, il envoie de la neige sur l'objectif de la caméra, puis de plus en plus, jusqu'à recouvrir complètement l'objectif.

On entend l'homme siffler son chien puis tous deux s'éloignent dans la neige.
Nouveau plan:
la chambre

Les fillettes s'aperçoivent de la présence du double et lui demandent si le petit-déjeuner est prêt ;sans attendre sa réponse, elles passent devant elle l'une derrière l'autre, joyeuses, la main dans la main, et quittent la pièce.

La dernière d'entre elles dévisage un instant le double, lui sourit, puis lui prend la main et l'entraîne hors de la pièce avec les autres.

Le double semble désorienté mais n'a plus l'air effrayé.
Nouveau plan:
L'entrée.

Elles arrivent au bas de l'escalier. Toujours en se donnant la main, elles se précipitent vers la cuisine.
Nouveau plan:
La Cuisine

Les fillettes rejoignent les autres à table, mangent et bavardent.Une omelette, une bouteille de lait et une coupe de fruits sont posées sur la table. Le double reste debout.

La femme au bandage caresse la tête du double puis lui retire son pull et son pantalon, laissant apparaître sa tenue de gymnastique.
Nouveau plan:
le nain, la mine mi-moqueuse, mi-sérieuse, prend une fraise dans la coupe et la tient en l'air, comme pour attirer l'attention.Tous dirigent leur regard vers lui, puis vers la femme au bandage, l'air interrogateur. La cracheuse de feu lance à la femme au bandage: "Allez, un petit sacrifice pour faire sourire les enfants!"

La femme adresse un clin d'œil rassurant au double. Elle se lève et ouvre la bouche.Le nain vise avec soin, toute la tablée est silencieuse. Le nain jette la fraise, manque la bouche de la femme et le fruit vole à travers la fenêtre située derrière elle. Tout le monde rit et applaudit, à l'exception du double.
Nouveau plan: Gros plan:
l'expression du double montre qu'elle a soudain compris quelque chose ou qu'elle a des réminiscences
Nouveau plan:
le double se précipite vers l'entrée, place un tabouret près de la fenêtre et se hisse dessus. On aperçoit la prairie à travers la fenêtre. C'est le printemps. Le temps est ensoleillé ce matin-là.

Le grand chien noir est là, en train de manger de l'herbe.

Le petit homme se tient tout près, il tourne le dos à la caméra.Il est accroupi à l'endroit où la fillette a été enterrée, en train de désherber et de jardiner avec une petite pelle.

Lorsqu'il a terminé et se lève, on aperçoit à cet endroit un lys blanc.

L'homme et le chien s'éloignent.

On peut voir le visage du double, en pleine réflexion. Elle sourit.